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Cadre de départ


  1. Module 20 (optionnel): Les personnes inscrites au Master ont la possibilité de suivre une semaine de cours intensifs de langue anglaise ou française, spécialement conçus pour leur permettre d'acquérir ou de réviser les connaissances linguistiques nécessaires afin de participer efficacement à la formation. De: http://www.mic.unisi.ch/fr/index/master_program/modulesstudents.htm
  2. Le cours de Master est bilingue anglais/français, et les étudiants pourront intervenir et écrire dans celle de ces deux langues qu'ils connaissent le mieux. Les cours intensifs de langues visent donc surtout à améliorer leur compréhension écrite et orale dans la langue qu'ils connaissent le moins.
  3. Les cours intensifs de langue durent 4 jours et demi. Ceci permet seulement de lancer un processus d'amélioration de cette compréhension en définissant des stratégies possibles et en fournissant des instruments utiles.
  4. Il est important que les étudiants puissent se concentrer sur les activités proposées sans devoir tout le temps prendre des notes. D'où la nécessité de pouvoir documenter les activités, les stratégies et les instruments utilisés.
  5. Je ne connaissais pas à l'avance le niveau de compréhension orale et écrite en français des participants, ni leurs attitudes envers l'apprentissage. Cela signifiait qu'il fallait prévoir des activités et un matériel authentique adaptables à leurs besoins et capacités. D'autre part, cela rendait impossible la préparation préliminaire d'un programme définitif.
  6. La plate-forme d'apprentissage du Master aurait été l'instrument idéal pour réunir la description, le matériel et la documentation des activités, mais elle n'était pas disponible pour les cours de langues:

Préparation


Vu le cadre qui précède, vu aussi le temps de préparation assez court, j'ai rassemblé du matériel authentique audio et textuel ayant à la communication interculturelle, conçu des activités possibles et j'ai fait une trace de programme dans ce wiki, créé avec l'assentiment de Mme Eugénia Converso (voir aussi la section"Pourquoi ce wiki?" dans la page principale). Mais ce n'était qu'une trace, qui pouvait être modifiée en fonction des besoins des participants et de leurs préférences d'apprentissage. Mes rares points fixes étaient:
  • des activités où comprendre sert à faire quelque chose avec ce qu'on a compris, et si possible autre chose que remplir un QCM.
  • une documentation des activités, du matériel et des ressources à laquelle les participants pourraient se référer
  • des moments de réflexion et discussion sur les activités, basés sur une évaluation sommaire (voir Le 4ème bloc horaire, ci-dessous)

Participants


Le niveau de compréhension orale des quatre participants était de bon à très bon, et ils s'exprimaient déjà clairement en français (l'atelier s'est déroulé presque exclusivement en français).
Quant à la compréhension écrite, ils comprenaient bien les textes simples, mais ils avaient quelques difficultés avec le français académique de certaines lectures pour le Master.
Qualifications non linguistiques: les quatre participants étaient habitués à, et aimaient, le travail en équipe. Ils ont donc su tirer profit de la forme très collaborative de ce cours/atelier. En outre, leur curiosité pour les moyens de communication leur a permis de s'approprier très vite les instruments proposés.

Activités


Les activités de l'atelier de français étaient de trois types: stratégies de compréhension, compréhension orale, compréhension écrite, avec certaines activités mixtes (compréhension orale + stratégies, par exemple).
NB: Dans ce qui suit, les liens aux pages des activités se présentent sous la forme Lundi 1, Lundi 2 etc, où le chiffre qui suit le nom du jour correspond au bloc horaire. Une liste où ces liens sont suivis d'une descriptions se trouve en Activités.

Stratégies de compréhension


Lundi 20 avril, après les présentations et la description du programme et du wiki (voir Lundi 1) ,nous avons commencé par définir les stratégies de compréhension: voir les descriptions d'activité Lundi 2 et Lundi 3, et les pages résumé stratégies et résumé stratégies B rédigées par les participants.
  • L'évaluation (anonyme en principe) des activités de la journée (voir la grille d'évaluation en Lundi 4: 1 x 1/4, 3 x 2/4) a montré que quelque chose n'avait pas marché dans l'activité Lundi 2 - CO vidéo Telecentre - Stratégies de compréhension: de la discussion du jour même et de celle de vendredi, il est apparu que le choix du discours inaugural en français dans la vidéo Imaginez ce que nous pouvons faire ensemble comme matériel de base était une erreur. Non tant parce que l'orateur lit à haute voix avec un accent assez marqué, mais surtout parce que le contexte (le mouvement des télécentres), au lieu de rester un simple élément aidant à la compréhension, est devenu objet de discussion.
  • Toutefois, les participants ont évalué positivement l'activité Lundi 3 - Stratégies de compréhension (suite), au cours de laquelle nous avons formalisé les stratégies. Et ils ont montré par la suite qu'ils savaient les appliquer.

Compréhension orale


  • Lundi 2: CO vidéo Telecentre - Stratégies de compréhension - Voir aussi ci-dessus, "Stratégies de compréhension". Pour ce qui est de la simple compréhension orale, les participants ont montré qu'ils comprenaient surprenamment bien (à mon avis) un document oral authentique qui n'était pas facile. Toutefois, comme je l'ai écrit ci-dessus (section Stratégies de compréhension), c'est l'activité qui a été évaluée le plus négativement par les participants eux-mêmes lors de l'évaluation quotidienne.

  • Mardi 3: CO Cottier: Loi suisse sur la transparence - Priska était absente (pour des raisons de santé) pendant cette activité. Lors de l'évaluation (voir Mardi 4), une participante a évalué l'activité 2/4, les deux autres 3/4. La participante qui l'avait évaluée 2/4 avait eu de la peine à suivre: en partie pour des raisons linguistiques, en partie parce que n'étant pas suisse, elle était désavantagée par rapport aux autres dans la compréhension contextuelle (le document utilisé était une interview au professeur Bertil Cottier sur la Loi fédérale suisse sur la transparence).

  • Mercredi 2: CO Audacity - Présenter le programme d'édition du son Audacity partait du présupposé que les étudiants comprenant moins bien le français pourraient souhaiter enregistrer les cours en français du Master de façon artisanale (lecteur/enregistreur de MP3, dictaphones). Comme la qualité d'enregistrements faits ainsi laisse parfois à désirer, un programme d'édition son peut être utile. L'activité a été évaluée 1/4 par un/e participant/e, 3/4 par 1 participant/e, et 4/4 par 2 participant(e)s (voir la grille d'évaluation en Mercredi 4, exceptionellement faite le lendemain et non le jour même) .

  • Mercredi 3: CO Audacity exercices - En fait, nous avons consacré cette tranche horaire à la compréhension écrite, pour les raisons expliquées ci-dessous dans la section Compréhension écrite, où se trouve aussi l'évaluation des participants.

  • Jeudi 2: CO sous-titrage textuel: SMIL, Mojiti - Le sous-titrage textuel, comme l'utilisation d'Audacity est une activité qui fait appel / se réfère à la compréhension orale a posteriori. Il a aussi l'avantage (par rapport au sous-titrage avec un programme d'édition vidéo) de produire une transcription / traduction numérique du document multimédia. Evaluation des participants (voir la grille d'évaluation en Jeudi 4): 1 x 2/4, 1 x 3/4, 2 x 4/4.

  • Jeudi 3: CO Mojiti exercices - Suite de l'activité précédente. Le sous-titrage textuel basé sur un fichier SMIL est esthétiquement plus satisfaisant (pas de perte de définition de la vidéo) et plus précis, mais il est techniquement plus compliqué (hébergement, code pour le lecteur vidéo). Nous avons donc travaillé avec Mojiti, qui présente en outre l'avantage d'être déjà abondamment utilisé pour la communication interculturelle à cause de sa simplicité. Evaluation des participants (voir la grille d'évaluation en Jeudi 4): 4 x 4/4.

  • Vendredi 2: CO chansons - Evaluation générale - En fait, Mme Converso ayant amené les formulaires d'évaluation de l'USI, nous avons commencé par l'évaluation et par la discussion sur l'atelier, et n'avons consacré que très peu de temps à la présentation de sites où l'on peut trouver des chansons françaises sous licence Creative Commons, avec ou sans transcription. Ecouter des chansons en suivant le texte permet d'améliorer la compréhension orale. Cette activité n'a pas fait l'objet d'une évaluation interne à l'atelier de français, puisque les participants devaient déjà remplir les formulaires de l'USI.

Compréhension écrite


Alors que pour améliorer la compréhension orale, il est utile de varier les documents authentiques, la compréhension écrite progresse mieux si on se concentre sur un texte, selon mon expérience d'enseignement du français et de l'anglais dans divers types de formation (degré moyen, école secondaire professionnelle, lycée, université).
Les participants avaient le choix entre les textes de la liste de lectures pour le Master et un texte en ligne sur les télécentres. Ils ont choisi une des lectures pour le Master, les chapitres 1 et 2 de: Vinsonneau, Geneviève (2002). L'identité culturelle. Paris, France: Armand Collin, qu'ils avaient reçu sous forme de PDF image (non textuel) et de photocopie. Comme ils souhaitaient maîtriser le texte au cours de l'atelier et qu'il était assez difficile (longueur, concepts, syntaxe), nous avons utilisé diverses stratégies. Voir la liste commentée des activités, ci-dessous.
En outre, pour la présentation et l'évaluation des programmes de traduction (Babelfish et Google language tools), nous avons utilisé le premier paragraphe du texte "Motivations du MIC 3 Master en Communication interculturelle" du professeur Edo Poglia (autre lecture pour le Master).
Enfin, l'activité de compréhension écrite de vendredi a été dédiée à l'utilisation d'un tableur de Google docs & spreadsheets pour créer un glossaire collaboratif, à la demande formulée par une participante lors de la discussion de jeudi.
Activités:
  • Mardi 1: CE application stratégies - Les participants ont découpé le texte imprimé 2 pages à la fois en pages séparées qu'ils ont collé sur des feuilles A4 (ensuite photocopiées) pour avoir plus de marge où prendre des notes. Puis ils ont copié les titres et sous-titres du texte dans les pages Vinsonneau 1 et Vinsonneau 2, pour pouvoir insérer des notes et des résumés relatifs à chaque partie du texte. Evaluation (voir grille en Mardi 4): 3 x 2/4, 1 x 3/4. J'aurais dû mieux expliquer l'utilité future de ce travail manuel répétitif. En outre, il y a eu des temps morts dûs à des problèmes techniques avec la machine à photocopier.

  • Mardi 2: CE Instruments: programmes de traduction, dictionnaires online - Les programmes de traduction en ligne gratuits comme Babelfish et Google Language Tools ont mauvaise presse, et produisent effectivement des traductions inutilisables telles quelles. Mais ils peuvent être utiles pour se faire une idée du contenu d'un texte dans une langue étrangère, à condition d'en comprendre les limites. Voir les pages Outils de traduction et Motivations du Mic 3 où les participants ont copié les résultats de ces traductions automatiques pour les examiner. Quant aux dictionnaires en ligne, leur utilité semble plus directement évidente. A noter, l'ajout de l'instrument polyvalent www.yourdictionary.com dans la page Matériel par un/e participant/e. Evaluation (voir grille en Mardi 4): 1 x 1/4, 1 x 3/4, 2 x 4/4.

  • Mercredi 1: CE suite - et aussi Mercredi 3, censé au départ être consacré à des exercices avec Audacity, mais les participants souhaitaient consacrer plus de temps au texte de Mme Vinsonneau, dans l'espoir de parvenir à en finir la lecture pendant l'atelier. Au début, les participant(e)s lisaient mentalement une partie du texte, posaient des questions puis concordaient un résumé qu'ils inséraient dans page Vinsonneau 1. Puis nous avons vu que si je lisais le texte à haute voix pendant qu'ils suivaient et prenaient des notes sur leur copie, cela allait plus vite. Mais nous nous sommes rendus compte que même si nous avions continué ainsi, et en dédiant toutes les activités suivantes à la compréhension du texte de Mme Vinsonneau, nous ne parviendrions pas à le finir. Nous nous sommes alors demandé pourquoi (une des questions de compréhension) ce texte figurait dans la liste de lecture. Nous avons conclu que c'était pour que les participants au Master aient une connaissance des différentes approches anthropologiques/ethnologiques des notions de culture et d'identité, puisque le texte de Mme Vinsonneau semble plus d'information que d'opinion. Nous avons donc commencé à chercher des ressources numériques et plus faciles à comprendre sur les mêmes thèmes et à les ajouter en Vinsonneau 1 .Evaluations des participants (exceptionnellement faites le jeudi et non le jour même - voir grille en Mercredi 4): Activité Mercredi 1: 1 x 1/4, 1 x 4, 2 x 4/4; Activité Mercredi 3: 1 x 1/4, 3 x 3/4.

  • Jeudi 1: CE suite - Mercredi soir, j'ai trouvé une fiche de lecture de de Manon Cheminat (IUFM de Paris, SES) sur le livre La notion de culture dans les sciences sociales de Denys Cuche (Repères, La Découverte, 2001 - mais la 1ère édition est de 1996). Mêmes thèmes, dans le même ordre, que ceux du 1er chapitre du livre de Mme Vinsonneau, qui cite d'ailleurs "Cuche" à plusieurs reprises. Jeudi, j'ai donc proposé de lire la fiche de Manon Cheminat sur le livre de Denys Cuche. Les partcipants ont trouvé sa prose plus simple que celle de Mme Vinsonneau, et dit que cette fiche leur suffirait comme fil d'Arianne pour finir de lire le premier chapitre de Mme Vinsoonneau. Nous avons donc lu le second chapitre. Evaluation des participants (voir grille en Jeudi 4): 1 x 2/4 - 3 x 3/4.

  • Vendredi 1: Sous-titreur d'Alessio Cartocci (1) - CE: glossaire avec Google docs & spreadsheets - L'activité de création d'un glossaire collaboratif avec un tableur de Google docs & spreadsheets a été organisée à la requête des étudiants pendant l'activité Jeudi 4. J'avais présenté un glossaire fait ainsi pendant l'activité Mardi 2: CE Instruments: programmes de traduction, dictionnaires online. Je l'ai remontré vendredi, en expliquant plus en détails comment il marchait, et les participants ont commencé le leur. Il n'y a pas eu d'évaluation interne pour cette activité, Mme Converso ayant amené les formulaires d'évaluation globale de l'USI.

Le 4ème bloc horaire

Les activités annoncées pour le 4ème bloc horaire (15.15 - 16:45) de lundi 16 à jeudi 19 avril sont toujours les mêmes: questions sur les activités - évaluation de la journée - coup d'oeil au et questions sur le programme du lendemain. En fait, même si nous avons cherché à maintenir chaque jour un moment de réflexion et de discussion sur les activités de la journée, nous avons aussi utilisé ce bloc pour poursuivre une activité en cours: par exemple mercredi pour la lecture du texte de Mme Vinsonneau (l'évaluation formelle a sauté au jeudi, mais nous avons maintenu la discussion) et jeudi pour le sous-titrage de la vidéo de TV5 sur une école de Guyane française (la partie discussion a été écourtée).
Je crois que ce moment "jolly" permettant à la fois une certaine élasticité dans la durée des activités et une réflexion/discussion a été utile. En effet, les activités étaient intensément participatives et collaboratives, même lors de la présentation d'instruments (Mardi 2, Mercredi 2, Jeudi 2), et un moment d'assimilation était donc nécessaire: on ne peut pas faire et se regarder faire, comme dit à peu près Leonard Cohen.

L'évaluation quotidienne

La grille d'évaluation quotidienne en lundi 4, mardi 4, mercredi 4 et jeudi 4 était volontairement très simple, voire simpliste: une seule "note" par activité, seulement 4 valeurs. Elle visait d'une part à permettre aux participants de repenser aux activités de la journée avant d'en discuter, d'autre part à repérer rapidement ce qui avait le mieux et le moins bien marché: voir l'erreur tactique dans le choix de la vidéo pour l'activité lundi 2, décrite plus haut.
En théorie, l'évaluation était anonyme: faite sur une feuille que les participants me rendaient retournée. En fait, lors des discussions qui suivaient l'évaluation, la participante qui "notait" systématiquement le plus bas a expliqué qu'elle notait aussi la perception de sa performance. Elle a refusé l'offre de rendre les activités plus simples, mais a accepté de signaler quand elle ne comprenait pas.

Le matériel utilisé

  • Lors de la discussion finale de vendredi, certains ont regretté que le matériel utilisé n'ait pas été encore plus ciblé sur le cours du Master. Mais je ne disposais que des lectures en français prescrites pour le premier module, et il était difficile de comprendre le contenu des autres modules, à cause de la discrépance entre la description des liens à la page http://www.mic.unisi.ch/index/master_program/modulesstudents.htm et les pages qui s'ouvraient quand on cliquait sur les liens (2).
  • Quand Mme Converso est passée vendredi, les participants lui ont dit qu'ils auraient souhaité recevoir toutes les lectures prescrites en format textuel traitable (ce qui était le cas pour le texte du professeur Poglia, que nous avons pu utiliser pour explorer les moteurs de traduction) et non en PDF photographiques.

L'outil de collaboration

La première remaque que m'ont faite les participants quand ils ont vu ce wiki a été: "Mais pourquoi n'avez-vous pas utilisé la plate-forme du Master?" J'ai répété la réponse que Mme Converso m'avait donnée quand je lui avais posé la même question: la formation à l'utilisation de la plate-forme n'aurait lieu que pendant la première semaine du Master même, et on ne pouvait pas l'utiliser avant.
Dommage: l'accès à une plate-forme fermée pour les cours de langues préliminaires permettrait d'y utiliser les lectures pour le Master sous forme textuelle numérique traitable, ce qui faciliterait beaucoup les activités de compréhension pour qui n'en connaît pas très bien la langue, par rapport aux PDF photographiques actuellement fournis - voir Le matériel utilisé, ci-dessus. Dans un wiki public, ceci n'est pas possible pour des raisons de copyright et/ou de conditions d'utilisation (3).
En outre, pouvoir utiliser les lectures sous forme numérique textuelle traitable est aussi une question d'accessibilité. Certes, il n'y avait pas de participants aveugles dans l'atelier de français (et à ce que nous à dit Mme Converso, il n'y en a pas dans cette édition du Master en général). Mais deux participants sur quatre s'étaient cassé un bras, et une ne pouvait pas l'utiliser du tout. Cela n'a pas empêché l'activité de reformatation du texte de Mme Vinsonneau avec ciseaux et papier collant (voir Mardi 1): ils collaient et les deux autres découpaient, et ensuite, dans la création des sommaires des 2 chapitres à partir des titres sur le wiki , ils dictaient et les autres écrivaient. Mais de toute façon, cette activité manuelle préliminaire, qui aurait pu être évitée si nous avions pu disposer d'une version numérique textuelle et non photographique dans la plate-forme, était monotone et n'avait pas de valeur formative en soi quant à la compréhension: voir son évaluation en Mardi 4.
Enfin, la possibilité d'utiliser la plate-forme du Master a aussi une dimension cognitive: les plates-formes sont en général mieux connues que les wikis comme outils de collaboration. La grande malléabilité des wikis, si elle peut constituer un avantage, peut aussi être déconcertante, tandis que l'architecture des plates-formes - toujours plus ou moins la même - est rassurante. Et les logiciels de plates-formes comprennent d'habitude un module d'aide contextualisée, option qui manque dans la plupart des wikis, où il faut chercher l'information dans le menu d'aide générale.
Ceci dit, les participants à l'atelier de français ont su tirer le meilleur parti possible du wiki parce qu'ils sont curieux, et qu'ils savaient déjà - et semblaient aimer - travailler en équipe. Et de plus, la forme très publique (4) de wiki que j'avais choisie pour bien le distinguer de la plate-forme officielle du Master ne semblait pas les gêner.

En conclusion


Dans ce groupe de participants, la différence de compétences linguistiques de départ entre l'une et les trois autres n'était pas trop marquée, et surtout, elle était compensée par le désir de prendre en main l'amélioration de leur compréhension du français, et à le faire en collaboration. Le fait de pouvoir se concentrer sur ce qu'ils faisaient avec ce qu'ils comprenaient, sans devoir prendre des notes tout le temps (vu que les activités et ressources étaient documentées) leur a permis de travailler à la fois intensément et sans crispation.

Bien sûr, il y a aussi eu des erreurs de ma part (voir ci-dessus, celle du choix de la vidéo pour l'activité Lundi 2), et des moments d'ennui (découpage du texte de Mme Vinsonneau, mais aussi quand les résumés en commun des différentes parties est tombée dans la routine mercredi). Mais les moments réservés à l'évaluation/discussion en fin de journée ont aussi facilité la communication pendant les activités mêmes, permettant ainsi de corriger rapidement l'orientation quand c'était nécessaire.

Il n'est pas dit que la même approche fonctionnerait avec d'autres groupes. Elle serait difficile à appliquer si les différences de compétences linguistiques étaient très marquées, ou si les participants étaient moins autonomes et/ou moins disposés à collaborer. Mais je crois que deux éléments pourraient être utiles, quelque soit la composition des groupes futurs: la documentation des activités et des ressources à laquelle les participants peuvent se référer facilement, et les moments quotidiens de réflexion/discussion.

Il serait aussi utile de rassembler la documentation des divers cours de langues du Master, afin que les futurs enseignants de ces cours puissent s'y référer pour savoir ce qui a et ce qui n'a pas fonctionné avec quel type de groupe.







Notes

  1. La brève activité de vendredi 20 avril avec l'application web de sous-titrage d'Alessio Cartocci est une décision prise au dernier moment. Quand il a vu que jeudi, j'utilisais la vidéo d'Amanda Baggs sous-titrée en 4 langues dans son lecteur pour illustrer le sous-titrage avec SMIL (voir jeudi 2 et http://www.webmultimediale.org/barbara/2007/03/in_my_language.html ), A. Cartocci m'a appelée jeudi soir pour me proposer de montrer aussi aux participants la version démo d'un autre outil qu'il a presque fini de développer: une application web permettant de produire facilement tant les différents fichiers de sous-titrage textuel que le fichier SMIL qui permet de les coordonner à une vidéo en streaming flash. Cette application est au moins aussi facile à utiliser que Mojiti, mais est beaucoup plus précise, et permet de travailler avec des vidéos qui ne sont pas encore publiées sur le web (reste la question de l'hébergement, évidemment). Ayant déjà "bêta-testé" l'application, il m'a semblé que c'était une bonne idée de permettre aux participants de l'essayer aussi, vu le potentiel de ce type de sous-titrage textuel multiple basé sur SMIL pour la communication interculturelle - même si au départ, le sous-titrage basé sur SMIL a été développé avant tout pour rendre le multimédia accessible aux sourds.
  2. En revanche, dans l'autre version du menu des modules en http://www.mic.unisi.ch/fr/index/participantsarea/participants_area-modulesstudents.htm (publique malgré /participantsarea/), les descriptions des liens correspondent aux contenus des pages qu'ils ouvrent.
  3. Vendredi 20 avril, quand la question du format des lectures pour le Master a été soulevée par les participants à l'atelier de français, Mme Converso a avancé l'hypothèse que le format actuel avait été choisi pour empêcher le plagiat par copier-coller. Mais d'une part, l'existence d'une version numérique textuelle officielle du Master serait plus utile pour décourager ce plagiat: les gens éventuellement tentés de plagier sauraient qu'elle permettrait de repérer beaucoup plus rapidement les reprises littérales et les "adaptations" sans indication de source. Et d'autre part, même les scanners les moins chers sont vendus avec un logiciel de reconnaissance optique de caractères (ROC) permettant de produire une version numérique textuelle (et donc copiable/collable).
  4. Forme très publique de wiki: tout le monde peut non seulement lire, mais aussi modifier les pages de ce wiki et y ajouter des commentaires dans les "discussions".